Olivier Lafon, responsable scientifique de la plateforme RMN à très hauts champs du site lillois d’INFRANALYTICS et de l’équipe RMN et matériaux inorganique (RM2I) de l’Unité de Catalyse et de Chimie du Solide (UCCS), a été nommé au grade de chevalier de l’Ordre national du Mérite.
Ses activités de recherche visent à repousser les limites de la spectroscopie RMN des solides, afin de comprendre la structure et la dynamique dans les matériaux pour l’énergie et la catalyse et lui ont valu plusieurs prix, dont le Magnetic Resonance in Chemistry Award for Young Scientists en 2013 et la nomination comme membre junior de l’Institut Universitaire de France en 2016. Il collabore également avec des industriels sur ces thématiques et s’investit dans le développement des relations industrielles d’INFRANALYTICS.
En outre, il a piloté l’installation d’un spectromètre RMN 1,2 GHz, unique en France offrant une résolution inégalée dans le cadre du projet CPER RMN1200 (2015-2022). Il a notamment supervisé la construction d’un bâtiment destiné à accueillir cet équipement mais également son installation et son ouverture dans le cadre de l’infrastructure INFRANALYTICS à partir de 2023.
Il développe également les collaborations internationales d’INFRANALYTICS, en lui permettant de participer à deux infrastructures européennes : EUSMI (2017-2021) dans le domaine de la matière molle et RIANA (2024-2028) dans celui des nanosciences. Il coordonne également l’International Research Project CYAN en partenariat avec les laboratoires clefs pour la résonance magnétique de l’Académie chinoise des sciences et de l’Université normale de Chine de l’Est. Ce projet vise à sonder en combinant RMN à très hauts champs et polarisation dynamique nucléaire les synergies entre sites actifs dans les zéolithes et permet de renforcer la coopération entre INFRANALYTICS et les infrastructures de RMN chinoises.
En tant que professeur à l’Université de Lille, il a également créé des formations en ligne ouvertes à tous (MOOC) en anglais qui rassemblent des milliers de participants de plus 90 pays chaque année.
Il est également membre du comité d’éditorial de la revue Solid-State Nuclear Magnetic Resonance et a un rôle d’expert pour des organismes nationaux et internationaux (Horizon Europe, Allemagne, Belgique, Canada, Etats-Unis, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède, Suisse, etc).
Au niveau national, il anime un réseau des infrastructures en sciences de la matière et ingénierie (IR SMI) qui rassemble une quinzaine d’infrastructures de recherche, dont les synchrotrons ESRF et Soleil, la source de neutrons de l’ILL, le laboratoire national des champs magnétiques intenses…